
L’ÉGLISE MÉMORIELLE « MICHEL LE BRAVE »
L’église est placée sur l’endroit approximatif de l’ancienne cathédrale métropolitaine fondée par le voïvode Michel le Brave en 1597. Elle a deux fêtes patronales: « La Sainte Trinité » et « Le Saint Silouan l’Athonite ». Selon certaines sources, le corps de Michel le Brave aurait été exhumé de Campia Turzii et à un moment donné, après le mois d’août 1601, aurait été enterré dans la métropolie d’Alba Iulia.
Pour les Roumains orthodoxes de Transylvanie, l’existence de la métropolie a constitué un progrès parce que la ville d’Alba Iulia est devenue la capitale de l’orthodoxie, tout au long du XVIIIème siècle. L’ensemble métropolitain aurait compris, au XVIIème siècle, la cathédrale fondée par Michel le Brave, une église plus ancienne ainsi que l’édifice de l’imprimerie. En général, on considère que c’est ici que « Le Nouveau Testament de Balgrad » a été imprimé en 1648. Un autre volume notoire qui serait imprimé ici est « Le Psautier » de 1651. C’était l’époque où le Saint Simion Stefan était métropolite. Les historiens de date récente considèrent qu’il est peu probable que cette imprimerie ait fonctionné au milieu du XVIIème siècle. Il y a des arguments qui attestent que Le Nouveau Testament de 1648, le Psautier de 1651 et d’autres ouvrages de cette période-là ont été imprimés par l’imprimerie princière d’Alba Iulia et non pas par l’imprimerie orthodoxe ; le premier volume imprimé par cette dernière a été « Le Livres d’heures » de 1687, après l’arrêt de l’activité de la typographie princière à Alba Iulia.
La venue des Habsbourg dans la Transylvanie a encouragé l’Union à l’Eglise de Rome, par conséquent la métropolie orthodoxe d’Alba Iulia est devenue diocèse catholique-grec. De plus, le début des travaux pour la grande citadelle bastionnée, après 1715, a imposé la démolition de l’ensemble. Les matériaux récupérés ont été réutilisés à la construction de l’église de Maieri II, construite à la même époque pour compenser l’absence de l’ancien ensemble métropolitain. La construction de l’église actuelle a commencé en1988 ; elle a été placée le plus proche possible de l’emplacement de la métropolie de Michel le Brave. L’église est réalisée en bois, dans le style des églises de Maramures. On y officie le service divin à partir de 1992. La consécration de l’église a eu lieu en2006. En 2013 a été finalisée aussi sa peinture, réalisée par Nicolae Bălan.
Conseiller scientifique: Dr. Tudor Roşu
Traduction de textes en français: Livia-Cristina Boc, expert local, Mairie d’Alba Iulia
L’église mémorielle „Michel le Brave” a deux patrons: la Sainte Trinité et le Saint Silouane du Mont Athos.
De style rustique en bois, est érigée approximativement sur l’emplacement de l’ancienne église métropolitaine orthodoxe bâtie en 1597 à l’initiative de Michel le Brave, a l’intérieure de l’ancienne citadelle médiévale. Cependant l’ensemble religieux a été démoli après 1715, une fois commencés les travaux pour l’actuelle fortification. On y aurait trouvé des vestiges d’une église plus ancienne et les traces d’une typographie.
Pour rappeler l’ancienne Métropolie transylvaine on a proposé un nouveau lieu de culte aussi près que possible de l’endroit de l’ancienne église de Michel le Brave, tout près des murs d’enceinte de la fortification d’Alba Carolina. La construction de cette église a commencé en 1988. Et bien qu’elle soit utilisée depuis 1992, sa consécration est consignée en 2006. Sa peinture, achevée en 2013, porte la signature de Nicolas Balan.
Bien que la gloire de l’église métropolitaine orthodoxe a été courte, on évoque ici une page d’histoire de l’orthodoxie en Transylvanie dont Alba Iulia était la capitale.