LE CIMETIÈRE MAIERI

L’ÉGLISE ORTHODOXE „SAINTE TRINITÉ” MAIERI I
octobre 23, 2017
L’ÉGLISE DES GRECS „L’ANNONCIATION”
octobre 23, 2017

P

Vieux cimetière des orthodoxes appartenant à l’église métropolitaine pendant le règne de Michel le Brave, jusqu’a sa démolition au XVIIIe siècle. Car quand commença le chantier de construction de la Citadelle Alba Carolina, les cimetières roumains furent placés près des églises de la „Ville d’en Bas”, ensuite, vers la partie sud-est de la Citadelle, toujours extra-muros.

Le développement urbain se faisant, au fil du temps le territoire initialement réservé à l’usage de ce cimetière n’a plus été suffisant et cet espace s’est agrandi.

Dans le cimetière Maieri d’Alba Iulia, reposent les personnalités marquantes de la ville: y vous découvrirez des monuments funéraires, des personnalités impliquées, d’une manière ou d’une autre, dans l’unification de la Transylvanie à la Roumanie: Camil Velican, premier maire roumain d’Alba Iulia, Florian Medrea, le commandant de la Garde Nationale d’Alba Iulia, garde qui veilla sur la ville pendant l’Assemblée Nationale du 1er décembre 1918; son frère, Dominic Medrea, qui organisa le service sanitaire pour le même événement; Samoilă Mârza, surnommé « le photographe de l’Unification », la seule personne avec un appareil photographique qui nous offrit les images de l’Unification; Ion Arion, surnommé « le martyre de l’Unification », tué dans la gare de Teiuş le 30 novembre 1918, alors qu’il venait à la Grande Assemblée d’Alba Iulia.

Des personnalités de la famille Patiţia reposent aussi dans le cimetière Maieri: l’avocat Rubin Patiţia, homme politique, une des personnes qui signa le mémorandum des roumains et son gendre, Zaharie Muntean, condamné à mort en 1915 pour avoir accompli des activités pour l’armée roumaine, bien que la sentence ne fut pas exécutée; et son épouse, Elena Muntean, qui dirigea la Société des femmes roumaines d’Alba Iulia.

Les monuments funéraires mentionnés se trouvent au centre du cimetière et. à quelques exceptions près, modestes.

Au voisinage immédiat, en bordure nord, un cimetière des héros a été aménagé après la Seconde Guerre Mondiale, dont la plupart des tombes appartiennent aux soldats soviétiques et roumains, tombés pendant la conflagration.

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