L’ANCIEN HÔPITAL MILITAIRE

LE MUSÉE PRINCIPIA
octobre 23, 2017

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Ce bâtiment, situé dans la partie ouest de la Citadelle, proche de la Cathédrale du Couronnement, a pendant 300 ans été un hôpital militaire avant de devenir hôpital civil de neuropsychiatrie. On attribue sa forme actuelle à Giuseppe Quadro qui conduisit après 1718 le chantier de la fortification bastionnée d’Alba Iulia.

Pendant son usage militaire, la garnison autrichienne a bénéficié la première en Transylvanie des soins qui y étaient prodigués. Toutefois elle a abrité aussi les civiles pendant l’épidémie de peste du début du XVIIIe siècle.

Des fouilles récentes ont mis à jour des éléments qui montrent l’importance du lieu tant pour la ville que pour la Transylvanie. Il s’agit d’un édifice médiéval, construit sur des structures romaines, qui a subit des modifications importantes sous le règne des Habsbourg. La façade ouest intègre le mur romain de défense de l’ancien Castre d’Apulum, sur une longueur de 15 mètres et une hauteur de 4 mètres. Les archéologues ont émis l’hypothèse que ce mur est, en fait, une restauration radicale de la période après 270-275 A.D., au cours de laquelle déjà, l’alignement avait été déplacé d’environ 0,5 mètres vers l’intérieur.

Pour que les visiteurs comprennent l’importance du lieu, les éléments architecturaux découverts ont été mis en évidence: on peut y voir trois époques historiques, a savoir, les blocs de pierre romains encastrés dans le mur médiéval et le tout surmonté d’une coupole de style baroque autrichienne.

Désormais, l’ancien Hôpital militaire récemment transformé en musée, mettra bientôt en valeur l’art de l’icône de Transylvanie dans ses multiples dimensions: ses origines et ses branches, son évolution et ses significations, ses écoles et mouvements qui y seront largement exposés. Le tout sera complété par des ateliers d’écriture, de peinture et des techniques traditionnelles d’autrefois. La destination initiale d’hôpital militaire y sera amplement soulignée par une exposition permanente d’instruments médicaux et des mannequins, représentant les patients d’il y a trois siècles, ammenagée au sous-sol.

Museikon, le premier musée d’art sacré de Roumanie, qui sera ouvert en automne 2017, conserve plus de 5600 objets culturels et plus de 3600 volumes, dont les deux tiers de très anciens livres roumains, imprimés jusqu’en 1830.

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