LA CATHEDRALE DU SACRE DES ROIS

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La Cathédrale du Sacre des Rois est le premier et le plus important monument de culte orthodoxe construit à Alba Iulia, bâti suite à l’Union de la Transylvanie avec la Roumanie en 1918, pour y célébrer le sacre du Roi Ferdinand et de son épouse, la reine Marie en tant que roi de la Grande Roumanie, événement qui eut lieu le 15 octobre 1922. Bien que la pierre de fondation ait été posée le 21 mars 1921, les travaux proprement dits ont duré environ neuf mois.

À la cérémonie historique du sacre, déroulée devant la tour du clocher de la cathédrale, sous un baldaquin somptueux, ont pris part des représentants des diverses Maisons Royales et des personnalités politiques du monde entier, éprouvant ainsi le prestige dont jouissait la Roumanie à ce moment-là. À côté de ceux-ci ont assistés plus de 20 000 paysans venus de toutes les contrés du pays, pendant que le 40 000 militaires représentant toutes les armes, ont assuré la parade. À la fin, dans son discours, le Roi Ferdinand a bien souligné l’importance de « l’union de tous les provinces habités par les Roumains ».

La Cathédrale s’inscrit dans le style architectonique « néo-brancovan» et dans celui soutenu dans les premières décennies du XXème siècle par l’Ecole nationale d’architecture.

Comme toutes les églises orthodoxes, la Cathédrale d’Alba Iulia a le plan en forme de croix grecque et reproduit le modèle de l’église de la Cour Princière de Târgovişte avec ses quatre colonnes en marbre rouge surmontées d’une coupole. Quant au programme iconographique signé par le peintre Costin Petrescu, maître reconnu de la fresque dans l’art européen, il reprend les classiques thèmes byzantins.

Dans le narthex de la cathédrale sont peints le prince Michel le Brave et son épouse Stanca, en tant que fondateurs d’une première Métropolie Orthodoxe a Alba Iulia, tandis que le roi Ferdinand et la reine Marie vêtus dans les costumes d’apparat sont peints d’un côté et d’autre de l’entrée dans la nef.

Quatre plaques commémoratives fixées dans les niches de la galerie extérieure, comportent des textes gravés en souvenir des moments d’importance historique déroulées à Alba Iulia, à savoir, l’union de Michel le Brave en 1600, l’impression du « Nouveau Testament» en 1648, la Révolte de Horea, Closca et Crisan en 1784 et le retour fortuit des uniates à l’orthodoxie, après la suppression du culte grecque-catholique en 1948.

L’église fait partie d’un ensemble architectonique formé d’une enceinte, qui enferme la cour intérieure bordée des pavillons et des galeries et d’une tour du clocher, haute de 52 mètres avec la croix incluse. Bien que plus bas que la tour de la Cathédrale Catholique, elle domine de loin la perspective de la ville. La porte d’entrée de la tour a été flanquée récemment par les bustes du roi Ferdinand et de la reine Marie. Dans les galeries de l’enceinte sont déposées, depuis qu’y se trouvait le Musée de la ville, des vestiges archéologiques de la période romaine et moderne allant jusqu’au XVIIIe siècle, pendant que dans les pavillons du complexe siège l’Archevêque Orthodoxe d’Alba Iulia, qui a juridiction sur les églises des départements d’Alba et de Mureş.

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